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« Si vous comparez mes créations à celles de Tiffany, de Boucheron et de Cartier, vous en conclurez que leur valeur est moins grande. Mais, en fait, que sont-ils ? Des marchands, et non des artistes joailliers. Les objets de grand prix m’intéressent peu ou prou si leur valeur ne réside que dans une infinité de diamants et de perles. » Ces mots de Fabergé expriment l’esprit de son entreprise au nom mythique.

Carl Fabergé, né à Saint-Pétersbourg en 1846, fils d’un petit bijoutier d’extraction huguenote, Peter Carl Fabergé reprend l’atelier familial en 1870 et produit d’abord des bijoux conformes au goût dominant, d’inspiration française. L’arrivée de son frère Agathon, artiste à l’esprit imaginatif, donne son essor à l’affaire à partir de 1882.

Les compositions naturalistes revèlent de la prouesse : bleuets à tige d’or et brins d’avoine surgissent d’un vase translucide en cristale de roche.

Les œufs de Pâques traduisent par leur inventivité et leur délicatesse le talent, encore copié aujourd’hui, d’un artiste-poète.

Champlevés ou appliqués en couches successives sur un fond guilloché, les émaux sont proposés en plus de cents tonalités.

Le travail des métaux est aussi particulièrement soigné : jusqu’à quatre couleurs d’or sont mélangées, tandis que l’argent est volontairement laissé à l’état brut.

Des commandes impériales.

Sous la direction du maître Mikhaïl Perkhin, les ateliers produisent, dans les années 1890, une grande quantité d’objets et de bijoux, souvent commandés par la famille impériale. Les œufs de Pâques seront offerts par le tsar Nicolas II à sa mère et à sa femme.

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